Modeselektor – Blessed Speed

Ecoutez « Blessed Speed » de Modeselektor sur plusfm et plusfm Chill, extrait de l’album « Classics Vol. 1 (We tried hard and failed again… enjoy!) ».

Label : Monkeytown Records
© 2026 Monkeytown Records

Peu d’artistes incarnent aussi bien l’esprit de la techno berlinoise que Gernot Bronsert et Sebastian Szary, plus connus sous le nom de Modeselektor. Ayant grandi dans la banlieue est de Berlin, les deux compères se sont rencontrés dans la cour de récréation de leur école dans les années 80 et ont immédiatement sympathisé grâce à une vision musicale commune. Munis d’un équipement modeste, de beaucoup de temps libre et d’un accès aux friches industrielles de la ville, ils sont rapidement devenus des figures incontournables de la scène techno naissante. En quelques années, ils sillonnaient le monde en tant que DJs, avec un rythme effréné, écrivant ainsi l’histoire de la musique électronique allemande.

Leur nouvel album, Classics Vol. 1 (On a essayé, mais on a encore échoué… profitez-en !), a pour ambition de rendre hommage à cet héritage. Comme le suggère son titre ironique, le duo reste quelque peu méfiant vis-à-vis du format « best of ». Pour les fans de la première heure, la réputation de Modeselektor s’est d’abord construite autour de soirées légendaires dans les vastes (et alors incroyablement abordables) colocations berlinoises, puis grâce à des sets live sophistiqués dans les clubs les plus prestigieux du monde.

Modeselektor – Blessed Speed

Capturer l’essence d’un phénomène comme Modeselektor sur un seul disque est une tâche ardue. Pourtant, Bronsert et Szary se sont sentis poussés à revisiter et réinventer ces morceaux d’archives, en ressortant leurs vieux ordinateurs pour accéder à des enregistrements de sessions datant de 20 ans. Afin de créer quelque chose de nouveau pour Classics Vol. 1, ils ont déconstruit les enregistrements originaux et les ont méticuleusement reconstruits. Dans certains cas, cela a impliqué un véritable « nettoyage de printemps » technique, comme on peut l’entendre sur « Kill Bill Vol. 4 (CV1) », tandis que sur « Edgar », la mélodie a subi une refonte subtile mais significative. Le résultat offre une nouvelle piste de réflexion aux fans de longue date et une porte d’entrée idéale dans l’univers foisonnant de Modeselektor pour les nouveaux venus.

© Maren Schüller/Qobuz